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Tout ce qui rime avec les mathématiques, les productions de Jean-Luc ROMET
et les rubriques du site MATHS-ROMETUS
 

 

Dessins : Wilfried LEMIEUX ; conception graphique : Johann SOLON 

 

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Nombres en maths

(du moyen âge jusqu'à aujourd'hui)

 

On abandonna le calcul digital dès les premières apparitions du calcul écrit.

 

Fin calcul digital   Bosse des maths

 

 

Les additions et soustractions se firent aisément avec des nombres entiers.

  Addition et soustraction

 

 

Les multiplications se font grâce à des duplications ou des multiplications par 10.

 

423 x 47 = 423 x 40 + 423 x 7

avec 423 x 40 =((423 x 2) x 2) x 10    et    423 x 7 = 423 x 1 + 423 x 2 + (423 x 2) x 2

 

 

Au Moyen-Age, on reprit les techniques de calcul importées d’Inde...

 

  Techniques d'Inde

 

 

C’est l'Italien Fibonacci (Léonard de Pise) vers 1220 qui donna la forme la plus proche de la nôtre aux multiplications.

 

 

Tour de Pise

 

 

En 1580, un ingénieur flamand Simon Stevin, dans un livre appelé La Disme, donne une très bonne façon de noter les nombres décimaux et explique comment effectuer de façon très simple et très pratique les opérations arithmétiques :

 

 

Pour l'addition, la disposition fut assez rapidement celle que l'on connaît.

 

La soustraction mit beaucoup plus de temps à avoir la disposition actuelle puisque jusqu'au XVIIIème siècle, on opérait de bas en haut et on barrait les chiffres au fur et à mesure qu'ils avaient été utilisés pour le calcul.

 

Pour la multiplication, plusieurs procédés avaient déjà été inventés, tels le ‘‘calcul per Gélosia’’. Le principe du procédé "per Gélosia" (rappelant les fenêtres "à jalousies" des demeures italiennes) serait apparu vers 1400 chez le mathématicien  arabe Al-Kashi et se serait propagé en Orient et en Occident.

  Calcul per Gelosia

 

La multiplication connut dans La Disme une disposition proche de celle que nous connaissons aujourd'hui. C'était une amélioration de celle utilisée en Italie, comme nous l'avons vu avec Fibonacci, notamment par des commerçants, qui l'avaient apprise des Turcs et des Libanais, qui eux-mêmes s'étaient basés sur les pratiques des Arabes et des Indiens.

 

 

La division fut divulguée beaucoup plus tard  (et difficilement). La division se fit d'abord par soustractions successives et ne prit sa forme définitive que lors des derniers siècles.

 

Division

 

 

Vers 1610, l'écossais John Néper découvre les logarithmes et en livre une table. Les logarithmes permettent de remplacer les multiplications par des additions et les divisions par des soustractions, ce qui simplifie beaucoup de calculs.

(de la préhistoire au moyen âge)

 

 

Calculer vient du mot : ‘‘calculi’’ (caillou en latin).

 

Calcul avec cailloux

 

Le calcul digital fut le plus utilisé par les peuples anciens.

 

Calcul digital

 

Il y a seulement quelques siècles, compter sur ses doigts était le seul bagage de l’homme moyen. On confiait les multiplications et divisions quelques calculateurs professionnels.

En effet, on trouvait dans les villes, à côté des écrivains publics, des calculateurs publics que les gens vénéraient comme de véritables sorciers : ils arrivaient même à faire des multiplications !.

On pouvait même leur amener des divisions, mais là, il leur fallait plusieurs jours de travail.

 

Calculateurs publics

 

Les Babyloniens, les Grecs, les Romains et les Européens jusqu’au Moyen-Age et même plus tard utilisaient les abaques, sortes de cadres où on plaçait des jetons pour caractériser les nombres. Les Chinois se sont servis du boulier, où l’on glissait des boules. Il fut ensuite utilisé en Europe.

 

Abaque et boulier

 

Il y eut une querelle importante entre les ‘‘abacistes’’ (ceux qui voulaient utiliser les abaques) et les ‘‘algoristes’’ (ceux qui commençaient à utiliser le calcul écrit avec les chiffres ‘‘indo-arabes’’)

 

Gravure sur bois

gravure sur bois (1503)

Numération actuelle (évolution) : 

      (entre 500 et aujourd’hui)

 

Les écritures des chiffres ont sans cesse évolué, celles qui sont proposées sont prises à un instant précis et ne donnent qu’une idée partielle de la façon dont les chiffres se sont petit à petit construits à force de recopiage. Ce n’est qu’à partir de 1450, date de l’invention de l’imprimerie, qu’ils commenceront à prendre leur forme moderne.

 

chiffres indiens (vers le Xème siècle)

Chiffres indiens

 

 

 

 

 

chiffres arabes (vers le XIIIème siècle)

 

Chiffres arabes

 

 

 

 

chiffres gothiques (XIVème siècle)

 

Chiffres gothiques

 

 

chiffres modernes (après le XVème siècle)

 

Chiffres modernes

 

Chiffres modernes dactylographiés      

 

1   2  3  4  5  6  7  8  9  0

 

 

Ces fameux chiffres indiens ont été transmis en Arabie, puis en Europe :  on les appelle des chiffres ‘‘indo-arabes’’.

Numération romaine : 

      (entre 100 avant JC et 400 après JC)

 

Les Romains ont une numération additive, absolument inadaptée au calcul numérique. Nous l'utilisons encore de nos jours, par exemple pour écrire Louis XIV. Numération romaine

Au-delà de 5 000, les Romains utilisaient les mêmes symboles, en les recouvrant d'un trait horizontal.

Numération des Mayas : 

      (entre 300 avant JC et 300 après JC)

 

Les Mayas comptent en base vingt (système vigésimal ou vicésimal). Leur numération est positionnelle à écriture verticale.

 

Numération maya

Numération grecque : 

      (entre 700 avant JC et 400 après JC)

 

Les Grecs ont eu un premier système de numération très peu pratique, formé de cinq signes, qu'il fallait accoler ou mettre l'un dans l'autre.  Ensuite, ils adoptèrent un système additif, qui utilisait les lettres de l'alphabet.

  Numération grecque

 

Au delà de 1 000, les Grecs avaient d'autres symboles comme le A ou le M conjugués avec une apostrophe et des lettres grecques.

Numération chinoise : 

      (entre 1300 avant JC et 1300 après JC)

 

Dès l’origine, les nombres s’expriment dans un système de position avec un symbole pour chaque chiffre de 1 à 10. Il y a aussi des symboles pour 100 et 1000. Vers 250 après JC, les Chinois ont aussi utilisé un système de numération avec des traits horizontaux et verticaux.

 

Numération chinoise

Numération égyptienne : 

      (entre 3000 avant JC et 330 avant JC)

 

Les Egyptiens utilisent des nombres écrits au moyen de hiéroglyphes. Leur numération est non positionnelle.

  Numération égyptienne

 

 

Les Egyptiens dessinaient une fleur de lotus pour 1000, un doigt levé pour 10 000 mais ils avaient aussi un têtard pour 100 000 et un homme agenouillé pour 1000 000.

Numération babylonienne (en Mésopotamie) :

      (entre 3200 avant JC et 500 avant JC)

 

Dans un premier temps, vers 3200 avant JC, les Mésopotamiens utilisèrent des chiffres archaïques qui avaient la forme d'objets "imprimés" sur des tablettes. Ensuite, vers 2700 avant JC, ils utilisèrent des signes de la graphie cunéiforme.

 

 

  Numération babylonienne

 

 

Ils avaient même des symboles pour 600 (un clou vertical, muni d'un chevron), pour 3 600 (un polygone), pour 36 000 (ce polygone, muni d'un chevron) et aussi un pour 216 000.

1) Les nombres réels :

 

Les nombres réels sont ceux que l'on rencontre dans la vie courante.

Ils sont composés des nombres rationnels donc des entiers naturels, des entiers relatifs, des décimaux, des fractions, mais aussi des nombres irrationnels.

 

 

2) Les nombres complexes :

 

Avec les nombres réels, il n' y a pas de nombre négatif qui ait une racine carrée.

Un nombre i qui est tel que  i² = - 1  a longtemps été appelé "nombre impossible". Il est aujourd'hui dit imaginaire.

Les nombres de la forme  a + ib (où a et b sont des nombres réels) sont appelés nombres complexes. Ils sont composés de la somme d'un nombre réel et d'un nombre imaginaire.

C'est l'italien Rafaele Bombelli qui les emploie en 1572 sans la notation actuelle, avec l'idée de √-1. 

Le français D'Alembert leur donnera la forme générale  a + b√-1.

Le suisse Euler introduira la notation  a + ib  et l'allemand Gauss en généralisera l'utilisation.

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