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MATHS-ROMETUS

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dessins : Wilfried LEMIEUX

23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 13:21

Raymond QUENEAU (1903-1976)

Extrait de Exercices de style

 

A 12h17 dans un autobus de la ligne S, long de 10 mètres, large de 2,1, haut de 3,5, à 3km600 de son point de départ, alors qu’il était chargé de 48 personnes, un individu de sexe masculin, âgé de 27 ans 3 mois 8 jours, taille 1m72 et pesant 65 kg et portant sur la tête un chapeau haut de 17 centimètres, dont la calotte était entourée d’un ruban long de 35 centimètres, interpelle un homme âgé de 48 ans 4 mois 3 jours, taille 1m68 et pesant 77 kg, au moyen de quatorze mots dont l’énonciation dura 5 secondes et qui faisait allusion à des déplacements involontaires de 15 à 20 millimètres.

 

 

Hervé BAZIN (1911-1996)

Poème

 

Plus par plus donne plus

Les amis de nos amis sont nos amis

Plus par moins donne moins

Les amis de nos ennemis sont nos ennemis

Moins par plus donne moins

Les ennemis de nos amis sont nos ennemis

Moins par moins donne plus

Les ennemis de nos ennemis sont nos amis.

 

 

Boris VIAN (1920-1959)

Extrait de En avant la musique

 

Il y a des racines de tout’ les formes

Des pointues, des rond’ et des difformes

Cell’ de la guimauve est angélique

Il y a une Racin’ qui est classique

Et la mandragore est diabolique

Mêm’ s’il nous bassin’ on n’y peut plus rien

Mais la racine que j’adore

Et qu’on extrait sans effort-eu

La racin’carrée, c’est ma préférée

Une racine qu’a un aspect louche

C’est cell’ de l’arbre de couche

Le drogué vend son âme

Pour cell’ de l’arbre à cames

Si la racine du manioc a

De quoi fair’ du tapioca

Evitons tout’ not’ vie

(de bouffer) Celle du pissenlit

Il y a des racin’ qui s’vend’ en bottes

Le radis, l’navet ou la carotte

Vous connaissez celle de la bruyère

Dans laquell’ on taille des pip’ en terre

Il y a la racin’ de canne à pêche

Cultivez-la donc, qu’est-ce qui vous empêche ?

Mais la racine que j’adore

Et qu’on extrait sans effort-eu

La racin’carrée, c’est ma préférée.

 

 

Raymond DEVOS (1922-2006)

Extrait

 

Mesdames et messieurs…, je vous signale que je vais parler pour ne rien dire. (…)

Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler ?

Eh bien de rien ! De rien !

Car rien… ce n'est pas rien !

La preuve, c'est qu'on peut le soustraire.

Exemple :

Rien moins rien = moins que rien !

Si l'on peut trouver moins que rien, c'est que rien vaut déjà quelque chose !

On peut acheter quelque chose avec rien !

En le multipliant !

Une fois rien… c'est rien !

Deux fois rien… ce n'est pas beaucoup !

Mais trois fois rien !… Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose… et pour pas cher !

Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien :

Rien multiplié par rien = rien.

Trois multiplié par trois = neuf.

Cela fait : rien de neuf.

Oui… Ce n'est pas la peine d'en parler !

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 08:01

Emile CHARTIER, dit ALAIN (1868-1951)

Extrait de Propos

 

Si vous considérez la mathématique comme une pratique, vous avez cent fois raison. On peut compter sans penser et manier l’algèbre sans penser. (…) C’est la géométrie qui sauve l’algèbre. (…) J’ai toujours pensé que la mathématique ainsi prise est la meilleure école de l’observation ; je ne suis pas loin de penser que c’est la seule.

 

 

Jules SUPERVIELLE (1884-1960)

Extrait

 

Quarante enfants dans une salle

Un tableau noir et son triangle

Un grand cercle hésitant et sourd

Son centre bat comme un tambour

Des lettres sans mots ni patrie

Dans une attente endolorie

Le parapet dur d’un trapèze,

Une voix s’élève et s’apaise

Et le problème furieux

Se tortille et se mord la queue

La mâchoire d’un angle s’ouvre

Est-ce une chienne ? Est-ce une louve ?

Et tous les chiffres de la terre,

Tous ces insectes qui défont

Et qui refont leur fourmilière

Sous les yeux fixes des garçons.

 

 

Marcel PAGNOL (1895-1974)

Extrait

 

Quelquefois, lorsqu’un élève lui posait une question, M. Cros essayait une explication (…). il déclamait, du haut de son estrade :

«   La circonférence est fière

     D’être égale à 2πR ;

     Et le cercle est tout joyeux

     D’être égal à πR 2 . »

Et il souriait. Comme pour dire : « Puisque vous êtes des littéraires, je vous donne de la poésie ».

(…) Il disait aussi :

«   Le volume de la sphère,

     Quoi que l’on puisse faire,

     Est égal à 4/3 πR 3. » (…)

«   La sphère fût-elle de bois. »

Il donnait une grande importance à ce vers final ; il le lançait avec une sorte de sévérité triomphale. Mais il ne s’adressait plus à nous : il parlait à la Sphère Elle-même.

 

 

Antoine de SAINT-EXUPERY (1900-1944)

Extrait du Petit prince

 

 

Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais : « Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? ».

Elles vous demandent : « Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? ». Alors seulement, elles croient le connaître. Si vous dites aux grandes personnes : « J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit… », elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison. Il faut leur dire : « J’ai vu une maison de cent mille francs ». Alors, elles s’écrient : « Comme c’est joli ! ».

 

 

Jacques PREVERT (1900-1977)

Extrait d’Histoires

 

Le client :      Garçon, l’addition !

Le garçon :   Voilà. (Il sort son crayon et note). Vous avez…deux œufs durs, un veau, un petit pois, une asperge, un fromage avec beurre, une amande verte, un café filtre, un téléphone.

Le client :      Et puis des cigarettes !

Le garçon :   C’est ça même… des cigarettes… Alors ça fait…

Le client :      N’insistez pas, mon ami, c’est inutile, vous ne réussirez jamais.

Le garçon :   !!!

Le client :      On ne vous a donc pas appris à l’école que c’est ma-thé-ma-ti-que-ment impossible d’additionner des choses d’espèces différentes !

Le garçon :   !!!

Le client :        (élevant la voix) Enfin, tout de même, de qui se moque-t-on ?… Il faut réellement être insensé pour oser essayer de tenter d’ « additionner » un veau avec des cigarettes, des cigarettes avec un café filtre, un café filtre avec une amande verte et des œufs durs avec des petits pois, des petits pois avec un téléphone (…). (Il se lève) Non, mon ami, croyez-moi, ne vous fatiguez pas, ça ne donnera rien, vous entendez, rien, absolument rien…, pas même le pourboire !.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 08:56

VOLTAIRE (1694-1778)

1) Extrait

 

Sans doute vous serez célèbre.

Par ces grands calculs de l’algèbre.

Où votre esprit est absorbé.

J’oserais m’y livrer moi-même.

Mais hélas, A + D – B.

N’est pas égal à je vous aime.

 

 

2) Extrait de Micromégas

 

Quelques algébristes, gens toujours utiles au public, prendront sur-le-champ la plume, et trouveront que, puisque monsieur Micromégas, habitant au pays de Sirius, a de la tête aux pieds vingt-quatre mille pas, qui font cent vingt mille pieds de roi, et que nous autres, citoyens de la terre, nous n’avons guère que cinq pieds, et que notre globe a neuf mille lieues de tour, ils trouveront, dis-je, qu’il faut absolument que le globe qui l’a produit ait au juste vingt et un million six cent mille fois plus de circonférence que notre terre.

 

 

Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778)

1) Extrait de Emile

 

Faites des figures exactes, combinez-les, posez-les, l’une sur l’autre, examinez leurs rapports, vous trouverez toute la géométrie élémentaire en marchant d’observation en observation, sans qu’il soit question ni de définitions, ni de problèmes, ni d’aucune autre forme démonstrative que la simple superposition. Pour moi, je ne prétends point apprendre la géométrie à Emile, c’est lui qui me les apprendra…

 

2) Extrait de Confessions

 

Je n’ai jamais été assez loin pour bien sentir l’application de l’algèbre à la géométrie. Je n’aimais point cette manière d’opérer sans voir ce qu’on fait, et il me semblait que résoudre un problème de géométrie par les équations, c’était jouer un air en tournant une manivelle. La première fois que je trouvai par le calcul que le carré d’un binôme était composé du carré de chacune de ses parties et du double produit de l’une par l’autre, malgré la justesse de ma multiplication, je n’en voulus rien croire jusqu’à ce j’eusse fait la figure. Ce n’était pas que je n’eusse un grand goût pour l’algèbre en n’y considérant que la quantité abstraite, mais appliquée à l’étendue je voulais voir l’opération sur les lignes, autrement je n’y comprenais plus rien.

 

 

STENDHAL (1783-1842)

Extrait de la vie de Henry Brulard

 

 

Que devins-je quand je m’aperçus que personne ne pouvait m’expliquer comment il se faisait que : moins par moins donne plus (– × – = +) ? C’est une des bases fondamentales de la science qu’on appelle algèbre.

(…) J’en fus réduit à ce que je me dis encore aujourd’hui : il faut bien que – par – donne + soit vrai, puisque, évidemment, en employant à chaque instant cette règle dans le calcul, on arrive à des résultats vrais et indubitables.

 

 

Victor HUGO (1802-1885)

Quelques vers

 

J'étais alors en proie

à la mathématique.

Temps sombre ! enfant ému

du frisson poétique

On me livrait tout vif

aux chiffres, noirs bourreaux

On me faisait de force

ingurgiter l'algèbre

On me tordait depuis

les ailes jusqu'au bec

Sur l'affreux chevalet

des x et des y

Hélas, on me fourrait

sous les os maxillaires

Le théorème orné

de tous ses corollaires.

 

 

Jules VERNE (1828-1905)

Extrait de Sans dessus dessous

 

Il se riait des difficultés, aussi bien dans la science des grandeurs, qui est l’algèbre, que dans la science des nombres, qui est l’arithmétique. Aussi fallait-il le voir manier les symboles, les signes conventionnels qui forment la notation algébrique, soit que – lettres de l’alphabet – elles représentent les quantités ou grandeurs, soit que – lignes accouplées ou croisées – elles indiquent les rapports que l’on peut établir entre les quantités et les opérations auxquelles on les soumet.

Ah ! les coefficients, les exposants, les radicaux, les indices et autres dispositions adoptées dans cette langue ! comme tous ces signes voltigeaient sous sa plume ou plutôt sous le morceau de craie qui frétillait au bout de son crochet de fer, car il aimait travailler au tableau noir ! Et là, sur cette surface de dix mètres carrés, – il n’en fallait pas moins à J-T Maston – Il se livrait à l’ardeur de son tempérament d’algébriste. (…)

Quant aux signes, tracés d’une craie pure et sans tache, c’était tout simplement merveilleux. Ses + montraient bien que ce signe marque l’addition de deux quantités. Ses –, s’ils étaient plus humbles, faisaient encore bonne figure. Ses × se dressaient comme des croix de Saint-André. Quant à ses =, leurs deux traits, rigoureusement égaux, indiquaient vraiment, que J-T Maston était d’un pays où l’égalité n’était pas une vaine formule, du moins entre types de race blanche. Même grandiose de facture pour ses <, pour ses >, dessinés dans des proportions extraordinaires. quant au signe √, qui indique la racine d’un nombre ou d’une quantité, c’était son triomphe, et, lorsqu’il le complétait de la barre horizontale sous cette forme : il semblait que ce bras indicateur, dépassant la limite du tableau noir, menaçait le monde entier de le soumettre à ses équations furibondes !

 

 

Alphonse DAUDET (1840-1897)

Extrait de Le Petit Chose

 

- Mais revenons au budget… Donc 15 francs de chambre, 5 francs de charbon (seulement 5 francs, parce que je vais le chercher moi-même aux usines tous les mois), restent 40 francs. Pour la nourriture, mettons 30 francs. Tu dîneras à la crémerie où nous sommes allés ce soir, c’est 15 sous sans le dessert, et tu as vu qu’on est pas trop mal. Il te reste 5 sous pour ton déjeuner. Est-ce assez ?

- Je crois bien.

- Nous avons encore 10 francs. Je compte 7 francs de blanchissage… (…) Restent 3 francs que j’utilise comme ceci : 30 sous pour mes déjeuners… dame, tu comprends ! Moi, je fais tous les jours un bon repas chez mon marquis, et je n’ai pas besoin d’un déjeuner aussi substantiel que le tien. Les derniers trente sous sont pour les menus frais, tabac, timbres-poste et autres dépenses imprévues. Cela fait juste nos soixante francs… Hein ! Crois-tu que c’est calculé ?

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 10:52

René DESCARTES (1596-1650)

Extrait de Règles pour la direction de l’esprit

 

L’esprit humain possède en effet je ne sais quoi de divin, où les premières semences des pensées utiles ont été déposées, en sorte que souvent, si négligées et si étouffées soient-elles par les études qui les dévient, elles produisent des effets spontanés. Nous en faisons l’expérience dans les sciences les plus faciles, l’arithmétique et la géométrie.

  

 

Blaise PASCAL (1623-1662)

Extrait de Les pensées de Pascal

 

Que l’homme contemple donc la nature entière dans sa haute et pleine majesté : (…)  Tout ce monde visible n’est qu’un trait imperceptible dans l’ample sein de la nature… C’est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part.

  

 

Charles PERRAULT (1628-1703)

Extrait de ses contes

 

Le Compas glorieux se réveille en sursaut,

Emu de cette vue et d’un espoir si haut.

Il rend grâce au soleil, et ferme comme un Aigle

Le regarde et s’en va : Puis rencontre la Règle ;

Droite, d’un grave port, pleine de majesté,

Inflexible et surtout observant l’équité (…)

Toutefois nos amours, répliqua le Compas,

Produiront des enfants qui vaincront le trépas.

De nous deux sortira la belle Architecture,

Et mille nobles arts pour polir la nature, (…)

Le Compas aussitôt sur un pied se dressa,

Et de l’autre, en tournant un grand cercle traça,

La Règle en fut ravie, et soudain se vint mettre

Dans le milieu du cercle, et fit le diamètre.

Son amant l’embrassa, l’ayant à sa merci,

Tantôt s’élargissant et tantôt raccourci,

Et l’on vit naître alors de leurs doctes postures

Triangles et carrés, et mille autres figures.

 

 

Nicolas BOILEAU (1636-1711)

Extrait

 

L’homme, dont la vie entière

Est de quatre-vingt-seize ans,

Dort le tiers de sa carrière,

C’est juste trente-deux ans.

 

Ajoutons pour maladies,

Procès, voyages, accidents

Au moins un quart de la vie,

C’est encore deux fois douze ans.

 

Par jour, deux heures d’études

Ou de travaux - font huit ans,

Noirs chagrins, inquiétudes –

Pour le double font seize ans.

 

Pour affaires qu’on projette

Demi-heure, - encore deux ans.

Cinq quarts d’heures de toilette :

Barbe et caetera – cinq ans.

 

Par jour, pour manger et boire

Deux heures font bien huit ans.

Cela porte le mémoire

Jusqu’à quatre-vingt-quinze ans.

 

Reste encore un an pour faire

Ce qu’oiseaux font au printemps.

Par jour, l’homme a donc sur terre

un quart d’heure de bon temps.

 

 

Jonathan SWIFT (1665-1745)

Extrait des Voyages de Gulliver

 

Ces gens qui sont d’excellents mathématiciens, sont parvenus à une parfaite maîtrise des arts mécaniques, grâce à l’appui et aux encouragements de leur Empereur, grand protecteur de la science.(…) Cinq cents charpentiers et mécaniciens reçurent l’ordre de se mettre immédiatement à l’œuvre pour construire le plus formidable engin qu’ils eussent encore vu. C’était une plate-forme en bois s’élevant à trois pouces au-dessus du sol, de sept pieds de long sur quatre de large, et posée sur vingt-deux roues. (…) Elle fut placée parallèlement à mon corps. Mais la principale difficulté était de me hisser jusqu’à ce véhicule et de m’y installer. Pour cela, on dressa d’abord quatre-vingts poteaux, d’une hauteur d’un pied, et de fortes cordes de la hauteur d’un fil d’emballage furent reliées par des crochets à des bandes que l’on avait passées autour de mon cou, de mes mains, de mon corps et de mes jambes. Neuf cents hommes, choisis parmi les plus vigoureux, reçurent alors l’ordre de tirer sur ces cordes par des poulies fixées aux poteaux et en moins de trois heures je fus ainsi hissé et installé sur la machine, où l’on m’attacha solidement.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 18:46

PLATON (428 avant JC-348 avant JC)

Extrait de Ménon

 

SOCRATE : Cette surface, combien de pieds a t’elle donc ?

LE SERVITEUR : Huit pieds.

SOCRATE : À partir de quelle ligne est-elle formée ?

LE SERVITEUR : De celle-ci.

SOCRATE : De la ligne qui s’étend d’un angle à l’autre de la surface de quatre pieds ?

LE SERVITEUR : Oui.

SOCRATE : Cette ligne, les savants l’appellent la diagonale, de sorte que, supposé que ce soit là son nom, c’est à partir de la diagonale, à ce que tu dis, serviteur de Ménon, que se formerait la surface double ?

LE SERVITEUR : Parfaitement, en effet, Socrate.

SOCRATE : Que t’en semble, Ménon ? Y a-t-il une opinion que ce garçon ait formulée dans ses réponses qui ne vint pas de lui ?

MENON : Non, de lui seulement.

SOCRATE : Et cependant, il ne savait pas, comme nous le disions un peu plus tôt.

MENON : Tu dis vrai.

 

 

Omar KHAYYAM (1050-1132)

Extrait

 

O mon âme ! toi et moi sommes ensemble pareils à un compas.

En dépit de nos deux pointes, nous ne formons qu’un seul corps

Nous continuerons à tourner en cercle sur le même point,

Jusqu’à ce que nos deux pointes finissent par se joindre.

 

 

François RABELAIS (1494-1553)

1) Extrait de La Vie très horrifique du grand Gargantua

 

Sur ce, on apportait des cartes, non pas pour jouer, mais pour apprendre mille petits amusements et inventions nouvelles qui découlaient tous de l’arithmétique.

Par ce biais, il prît goût à cette science des nombres et, tous les jours, après le dîner et le souper, il y passait son temps avec autant de plaisir qu’il pouvait en prendre aux dés et aux cartes. Il en connut si bien la théorie et la pratique que Tunstal l’Anglais*, qui avait écrit d’abondance sur le sujet, confessa que, comparé à Gargantua, il n’y comprenait que le haut allemand.

Et non seulement il prît goût à cette discipline, mais aussi aux autres sciences mathématiques, comme la géométrie, l’astronomie et la musique ; car en attendant la digestion et l’assimilation de son repas, ils faisaient mille joyeux instruments et figures de géométrie et, de même, ils étudiaient les lois astronomiques.

 

*Tunstal, évêque de Durham, avait fait paraître en 1522 à Londres un fameux traité d’arithmétique.

 

 

2) Extrait de Pantagruel roy des Dipsodes

 

Des arts libéraux : géométrie, arithmétique et musique, je t’en ai donné le goût quand tu étais encore jeune, à cinq ou six ans ; continue ; de l’astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l’astrologie et l’art de Lullius*, comme autant d’abus et de futilités.

 

* Raymond Lullius était un célèbre alchimiste espagnol du 13ème siècle.

 

 

MONTAIGNE (1533-1592)

Extrait de Les Essais

 

[…] en somme, je sait qu’il y a […] quatre parties en la Mathématique*, et grossièrement ce quoi elles visent.

 

*L’arithmétique, la musique, la géométrie et l’astronomie.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 06:58

Henri BERGSON (1859-1941)

 

« La Science est bien la fille des mathématiques. »

 

 

David HILBERT (1862-1943)

 

« Les mathématiques sont un jeu que l’on exerce selon des règles simples en manipulant des symboles ou des concepts qui n’ont en soi, aucune importance particulière. »

 

 

Albert EINSTEIN (1879-1955)

 

« Ne t’inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t’assurer que les miennes sont bien plus importantes ! »

« L'imagination est bien plus importante que la connaissance. »

 

 

Sacha GUITRY (1885-1957)

 

« Rien n’est plus facile à apprendre que la géométrie pour peu qu’on en ait besoin. »

 

 

Pierre DAC (1893-1975)

 

« D’après Euclide, le carré est un quadrilatère dont les quatre angles sont droits et les quatre côtés égaux. D’après Sophicléïde, le carré est un triangle qui a réussi ou une circonférence qui a mal tourné. »

 

 

Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001)

 

« Les mathématiques sont la poésie des sciences. »

 

 

Léo FERRE (1916-1993)

 

« Je suis l'équation triste : au bras d'une inconnue. »

 

 

Alain CONNES (1947- )

 

« J' ai autant de plaisir à déchiffrer des partitions de Chopin que des livres d'équations. »

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:55

Blaise PASCAL (1623-1662)

 

« La vie n'est bonne qu'à étudier et à enseigner les mathématiques. »

 

 

Gottfried LEIBNIZ (1646-1716)

 

« Les mathématiciens ont autant besoin d’être philosophes que les philosophes, mathématiciens. »

« L’art est la plus haute expression d’une arithmétique intérieure et inconsciente. »

 

 

Charles de MONTESQUIEU (1689-1755)

 

« Les propositions mathématiques sont reçues comme vraies parce que personne n’a intérêt qu’elles soient fausses. »

 

Johann Wolfgang von GOETHE (1749-1832)

 

« Les mathématiques ne peuvent effacer aucun préjugé. »

« Les mathématiciens sont comme les français : quoique vous leur dites, ils le traduisent dans leur propre langue et le transforment en quelque chose de totalement différent. »

 

 

Napoléon BONAPARTE (1769-1821)

 

« Il n’existe pas de sectes en géométrie. »

« Les hommes sont comme les chiffres, ils n'acquièrent de valeur que par leur position.. »

 

 

Carl Friedrich GAUSS (1777-1855)

 

« La mathématique est la reine des Sciences, mais la théorie des nombres est la reine des sciences mathématiques. »

 

 

Victor HUGO (1802-1885)

 

« Les mathématiques ne sont pas une moindre immensité que la mer. »

 

 

Gustave FLAUBERT (1821-1880)

 

« Compas. On voit juste quand on l’a dans l’œil. »

« Mathématiques : dessèchent le cœur. »

 

 

Léopold KRONECKER (1823-1891)

 

« Dieu fit le nombre entier, le reste est l’œuvre de l’homme. »

 

 

Ernest RENAN (1823-1892)

 

« Les mathématiques, science de l’éternel et de l’immuable, sont la science de l’irréel. »

 

 

Georg CANTOR (1845-1918)

 

« L' essence des mathématiques, c'est la liberté. »

 

 

Le Comte de LAUTREAMONT (1846-1870)

 

« Arithmétique, algèbre, géométrie, trinité grandiose ! triangle lumineux ! Celui qui ne vous a pas connu est un insensé ! Il mériterait l'épreuve des plus grands supplices. »

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:52

PYTHAGORE (569 avant JC-500 avant JC)

 

« Tout l’univers repose sur l’ensemble des entiers naturels. »

 

 

ISOCRATE (436 avant JC-338 avant JC)

 

« Les mathématiques sont une gymnastique de l'esprit et une préparation à la philosophie. »

 

 

 

PLATON (427 avant JC-347 avant JC)

 

« Les nombres sont le plus haut degré de la connaissance. Le nombre est la connaissance même. »

« La géométrie est la connaissance de ce qui est toujours. »

 

 

EUCLIDE (310 avant JC-230 avant JC)

 

« Si vous touchez aux maths, vous ne devez être ni pressés, ni cupides, fussiez-vous roi ou reine. »

 

 

Galiléo GALILEE (1564-1642)

 

« Le grand livre de la nature était écrit dans la langue des droites, des cercles, la langue de la géométrie et des mathématiques. »

« Les mathématiques sont le langage de l'Univers. »

 

 

Johannes KEPLER (1571-1630)

 

« L’objet principal de toutes les recherches portant sur le monde extérieur devrait être de découvrir l’ordre et l’harmonie rationnels qui lui ont été fixés par Dieu et qu’il nous a révélés dans le langage des mathématiques. »

 

 

René DESCARTES (1596-1650)

 

« Les mathématiques ont des inventions très subtiles et qui peuvent beaucoup servir, tant à contenter les curieux qu’à faciliter tous les arts et à diminuer le travail des hommes. »

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 07:14

avec 365 : trois cent soixante-cinq

 

Les trois cent soixante-cinq jours de l'année (non bissextile).

 

 

avec 400 : quatre cents

 

Faire les quatre cents coups.

 

 

avec 421 : quatre cent vingt et un

 

Le jeu du quatre cent vingt et un.

 

 

avec 1000 : mille

 

Etre à mille lieues de penser cela.

Je te le donne en mille.

Mettre dans le mille.

Mille excuses.

Mille fois merci.

Un mille-feuilles.

Un mille-pattes.

 

 

avec 1001 : mille un

 

Un conte des mille et une nuits.

 

 

avec 1900 : mille neuf cent

 

Style mille neuf cent.

 

 

avec 20 000 : vingt mille

 

Vingt mille lieues sous les mers.

 

 

avec 36 000 : trente-six mille

 

Envoyer aux trente-six mille diables.

Il n'y a pas trente-six mille solutions.

Trente-six mille choses à faire.

 

 

avec 1 000 000 : un million

 

Etre riche à millions.

Qui veut gagner des millions ?

 

 

avec 1 000 000 000 : un milliard

 

Mille milliards de mille sabords.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 10:45

avec 69 : soixante-neuf

 

Position soixante-neuf.

 

 

avec 77 : soixante dix-sept

 

De sept à soixante dix-sept ans.

 

 

avec 80 : quatre-vingts

 

Le tour du monde en quatre-vingts jours.

 

 

avec 95 : quatre-vingt quinze

 

Les quatre-vingt quinze départements de la France métropolitaine.

 

 

avec 100 : cent

 

D'accord à cent pour cent.

En un mot comme en cent.

Etre à cent lieues de penser cela.

Etre aux cent coups.

Faire les cent pas.

Je te le donne en cent.

La guerre de cent ans.

Ne pas gagner des mille et des cents.

Une blague à cent balles.

 

 

avec 101 : cent un

 

Les cent un dalmatiens.

 

 

avec 107 : cent sept

 

Attendre cent sept ans.

 

 

avec 180 : cent quatre-vingts

 

Virer de cent quatre-vingts degrés.

 

 

avec 360 : trois cent soixante

 

Vision panoramique de trois cent soixante degrés. 

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