L'actualité des maths, les anecdotes et blagues sur les mathématiques et les productions du professeur ROMETUS
(du moyen âge jusqu'à aujourd'hui)
On abandonna le calcul digital dès les premières apparitions du calcul écrit.
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Les additions et soustractions se firent aisément avec des nombres entiers.
Les multiplications se font grâce à des duplications ou des multiplications par 10.
423 x 47 = 423 x 40 + 423 x 7
avec 423 x 40 =((423 x 2) x 2) x 10 et 423 x 7 = 423 x 1 + 423 x 2 + (423 x 2) x 2
Au Moyen-Age, on reprit les techniques de calcul importées d’Inde...
C’est l'Italien Fibonacci (Léonard de Pise) vers 1220 qui donna la forme la plus proche de la nôtre aux multiplications.
En 1580, un ingénieur flamand Simon Stevin, dans un livre appelé La Disme, donne une très bonne façon de noter les nombres décimaux et explique comment effectuer de façon très simple et très pratique les opérations arithmétiques :
Pour l'addition, la disposition fut assez rapidement celle que l'on connaît.
La soustraction mit beaucoup plus de temps à avoir la disposition actuelle puisque jusqu'au XVIIIème siècle, on opérait de bas en haut et on barrait les chiffres au fur et à mesure qu'ils avaient été utilisés pour le calcul.
Pour la multiplication, plusieurs procédés avaient déjà été inventés, tels le ‘‘calcul per Gélosia’’. Le principe du procédé "per Gélosia" (rappelant les fenêtres "à jalousies" des demeures italiennes) serait apparu vers 1400 chez le mathématicien arabe Al-Kashi et se serait propagé en Orient et en Occident.
La multiplication connut dans La Disme une disposition proche de celle que nous connaissons aujourd'hui. C'était une amélioration de celle utilisée en Italie, comme nous l'avons vu avec Fibonacci, notamment par des commerçants, qui l'avaient apprise des Turcs et des Libanais, qui eux-mêmes s'étaient basés sur les pratiques des Arabes et des Indiens.
La division fut divulguée beaucoup plus tard (et difficilement). La division se fit d'abord par soustractions successives et ne prit sa forme définitive que lors des derniers siècles.
Vers 1610, l'écossais John Néper découvre les logarithmes et en livre une table. Les logarithmes permettent de remplacer les multiplications par des additions et les divisions par des soustractions, ce qui simplifie beaucoup de calculs.